29-03-2024 07:12 AM Jerusalem Timing

L’Etat syrien confirme sa suprématie

L’Etat syrien confirme sa suprématie

Par Ghaleb Qandil.

Une semaine après sa libération des groupes extrémistes affiliés à Al-Qaïda, le président Bachar al-Assad s’est rendu dans la ville historique de Maaloula, où il a célébré la fête de Pâques avec des habitants, partagés entre joie et tristesse devant l’ampleur des destructions.

Visitant la ville, notamment le célèbre monastère Saint Serge et Bacchus, pillé et endommagé par les terroristes, le leader syrien a réaffirmé sa détermination à lutter contre la « barbarie et l’obscurantisme qui visent la patrie ».


S’adressant aux habitants attroupés autour de lui, le président el-Assad a assuré que le peuple et l’État syrien reconstruirons la Syrie, qui sera « encore plus belle qu’auparavant ».

« Même le pire des terroristes ne peut annihiler notre héritage et notre civilisation », a affirmé le président syrien. « Maaloula, comme les autres sites de l’humanité et de la civilisation syriennes, résistera toujours face à la barbarie et à l’obscurantisme qui visent la patrie ».

Elias Zakhem, un jeune habitant interrogé par l’AFP, s’est fait l’écho des déclarations de son président. « Nous sommes revenus chez nous et avons tout retrouvé détruit. Mais si Dieu le veut, nous reviendrons (vivre) ici et nous reconstruirons. C’est notre cité ».


Les journalistes sur place ont vu des maisons incendiées, et leurs fenêtres brisées. Dans l’orphelinat du monastère Mar Takla (Sainte-Thècle), des vêtements d’enfants gisent au sol. Dans la réfectoire, des dizaines d’assiettes sont brisées.


La visite du président el-Assad à Maaloula marque la suprématie de l’État syrien sur les plans militaires et populaires, en dépit de la guerre universelle lancée contre le pays par une coalition dirigée par les États-Unis et comprenant l’Otan, les pays arabes du Golfe et la Turquie, et activement soutenue par Israël.


Cette suprématie s’illustre par plusieurs indices :


Premièrement : En parcourant les 55 kilomètres qui séparent Damas de Maaloula, au Nord de la capitale, le convoi du président el-Assad a montré que l’État contrôle le terrain et que les menaces terroristes ne l’empêchaient pas de se rendre auprès de son peuple. Le 10 mars, le leader syrien avait déjà visité, à Adra, dans une banlieue de Damas, un centre d’hébergement de réfugiés, chassés de chez eux par les extrémistes.

Deuxièmement : A Aïn el-Tiné, sur la route de Maaloula, le président el-Assad a pris un bain de foule. Il s’est mêlé à son peuple, sans garde rapprochée, prouvant que sa popularité demeure intacte malgré trois ans de guerre et une propagande inégalée dans l’histoire contemporaine.

Troisièmement : En se rendant à Maaloula, une ville chrétienne dont les habitants parlent encore la langue du Christ, l’Araméen, le président el-Assad se positionne non pas comme le protecteur des minorités, comme essayent de le dire les médias occidentaux, mais comme le garant d’une Syrie pluraliste, tolérante et moderne, où toutes les croyances religieuses sont protégées par un État à égale distance de tous ses citoyens. Telle a été la Syrie dans le passé, et restera ainsi dans le futur.

Quatrièmement : L’État affirme sa suprématie politique devant des mercenaires sans projet, manipulés par l’étranger. À cet égard, le président du Parlement, Mohammad al-Laham a indiqué que le scrutin présidentiel aura lieu le 3 juin. « Je fixe la date de l’élection d’un président pour la République arabe syrienne pour les citoyens résidant en Syrie le mardi 3 juin », a-t-il annoncé lors d’une réunion solennelle du Parlement.

Les dépôts des candidatures pourront se faire à partir de mardi et jusqu’au 1er mai, a-t-il précisé.

Par Ghaleb Qandil

Traduit par Pierre Khalaf

Source : Tendances de l’orient