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05/06/2009
Plus de 25 réseaux d'agents pour le compte de l'ennemi sioniste: c'est le bilan des réseaux découverts par l'armée libanaise depuis le début de cette année, qui s'ajoutent aux 13 réseaux déjà entre les mains des Forces de sécurité intérieure (FSI), filiale sécuritaire dépendant du ministère de l'intérieur, et non de l'armée. Selon un haut responsable de l'armée libanaise, cité par le quotidien libanais arabophone, an-Nahar, le dernier réseau dévoilé compte trois personnes qui se sont avérées être les plus importantes et les plus dangereuses, vu la gravité des missions de renseignements dont ils sont chargés, et le niveau technique des appareils qui sont mis à leur disposition. Toujours selon cette même source, l'enquête menée par les services de renseignements de l'armée libanaise est bien difficile car les inculpés sont entrainés à contourner les méthodes des interrogatoires. Ceci est également du au fait que les réseaux appelés ne sont pas liés, raison pour laquelle ils ont été baptisés "grappes". Ils n'ont été découverts que grâce à une clé sécuritaire et d'informations. Concernant l'arrestation de deux officiers de l'armée, elle est selon cette source militaire le résultat de la décision prise par la direction de l'armée de réactiver le travail du service des renseignements. C'est ainsi que des signaux ont été repérés, suscitant des doutes autour d'eux. L'un d'entre eux, M.D. qui a donné du fil à retordre aux enquêteurs, à cause de son intelligence et de son intransigeance, a fini toutefois par révéler la nature de ses liens avec les Israéliens, apparemment avec des services plus hautement placés que ceux avec lesquels l'autre officier, Ch. T. travaille. Contrairement au premier, ce dernier qui collabore depuis 1994, a très facilement avoué sa collaboration et la nature des missions dont il est chargé. Selon la source militaire libanaise, ces deux officiers ont été séduits par les sommes d'argent et les services sexuels qui leur ont été offerts. Ils auraient également fait l'objet d'un chantage qui les a contraints à continuer leur travail pour le compte du Mossad. Outre les réseaux de collaborateurs, le haut responsable militaire libanais a fait état de 6 réseaux liés à Al-Qaïda qui ont également été arrêtés depuis le début de l'an. Leurs membres qui appartiennent à plusieurs nationalités avaient pour but de déstabiliser la situation dans tout le Liban, notamment dans les régions d'action de la Finul. Les aveux des inculpés font état de plan dont la portée atteint l'Afghanistan. Ils sont distingués par un entrainement très perfectionné et sont haut placés dans la nébuleuse. Certains sont installés au Liban tandis que d'autres ont été arrêtés alors qu'ils étaient de passage.
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