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08/05/2009
Contrairement aux dirigeants israéliens très soucieux d'afficher que les relations entre Washington et Tel Aviv n'ont pas été affectées par l'avènement de Barak Obama à la Maison Blanche, des observateurs israéliens perçoivent un changement américain de taille, spécialement au niveau de la coordination sécuritaire et politique. Ayant connu son âge d'or avec l'administration révolue de Georges Bush, selon ces experts cités par le Haaretz, cette coordination serait en recul qui n'a cessé de se consacrer avec la formation du nouveau cabinet israélien d'extrême-droite. Depuis que le chef de file du Likoud Benjamin Netanyahou a pris les rênes du pouvoir, les responsables de la nouvelle administration américaine consultent moins leurs homologues israéliens sur leurs activités politiques et sécuritaires liées au Proche Orient; et "quant ils le font, ils évitent les consultations préalables". Les experts israéliens citent à l'appui la position de la vice-secrétaire d'état américaine Roze Guth Müller qui a exhorté l'entité sioniste publiquement, durant une conférence de presse, à signer le traité de non prolifération nucléaire, sans lui en avoir fait part au préalable. Toujours selon le Haaretz, le voyage des responsables américains pour la Syrie, dont le dernier a eu lieu jeudi, pour la deuxième fois en vingt jours, s'est fait également sans consultation antérieure avec les Israéliens. Il en est de même, pour la tournée golfique de l'émissaire américain pour l'Iran, Denis Ross, la semaine dernière. Les responsables américains s'étant contentés d'informer les israéliens de la tenue du voyage. Le journal s'est surtout arrêté sur l'abstention de ce responsable américain à visiter l'entité sioniste. Révélant que la nouvelle politique d'Obama envers l'Iran n'a pas été discutée avec les israéliens qui obtiennent la plupart des détails par le biais des Européens. Dès lors, ces observateurs soupçonnent et craignent à la fois qu'Israël ne soit plus pour l'administration américaine " l'état priviligé au Moyen Orient" avec lequel il faut entretenir des relations exceptionnelles. "Les liens avec les états arabes et européens seraient devenus aussi voire plus importants" juge l'un d'eux. Force est de contaster que ces appréhensions vont à l'encontre des positions affichées par les dirigeants israéliens qui s'efforcent sans cesse de prétendre le contraire. En visite à Washington, pour la première fois depuis l'avènement de Barack Obama, le président israélien Shimon Perez s'était targué que lui et son hôte étaient " à 100% sur la même longueur d'ondes" et qu'il n'existait aucun écart entre nous (les dirigeants israéliens) et les Etats Unis". Il faut dire que Perez a évité d'aborder les sujets qui pouvaient faire l'objet de divergence, notamment celui d'imposer une date limite au dialogue qui devrait s'amorcer avec Téhéran, ou celui de l'état palestinien, laissant à Netanyahou la charge de le faire, lors de la rencontre de celui-ci avec le président américain le 18 mai prochain. Or, ce dernier s'attelle à préparer minutieusement son dossier, et surtout la façon de le présenter. Le tout pour préserver les apparences et éviter que des divergences ne fassent surface. Pour les responsables israéliens l'enjeu est de taille: ils ont bâti une part de leur atout de force sur leur situation d'état privilégié de la super puissance mondiale.
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