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01/05/2009
Les chefs de la diplomatie iranienne et cubaine ont fait front commun jeudi à La Havane pour dénoncer un rapport de Washington accusant leur pays de soutenir le soi-disant "terrorisme" et mettre en cause la propre politique américaine jugée "raciste" ou terroriste". "Pour son soutien au régime sioniste, au racisme et à l'occupation" et "pour tout ce qui a été fait dans la prison de Guantanamo (sud-est de Cuba), les Etats-Unis n'ont aucune compétence" pour accuser d'autres pays, a déclaré Manouchehr Mottaki, ministre iranien des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse organisée à la clôture d'une réunion du Mouvement des pays non alignés. "La politique de deux poids deux mesures des Etats-Unis est connue dans le monde entier et il n'y a rien de nouveau" dans ce rapport, a-t-il ajouté. Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez a, pour sa part, déclaré à la presse, que "son pays ne reconnait aucune autorité politique ni morale au gouvernement des Etats-Unis pour dresser une telle liste, peu importe le sujet, ou pour déterminer les bonnes ou mauvaises conduites". "Mais je pense que personne ne fait grand cas ni ne lit ces documents parce qu'on sait que leur auteur est un délinquant international", a-t-il ajouté. "Le gouvernement des Etats-Unis approuve le terrorisme d'Etat d'Israël contre le peuple palestinien et arabe", a accusé le ministre cubain en qualifiant par ailleurs de "camp de tortures" la prison américaine de Guantanamo. De son coté, le chef de la diplomatie vénézuélienne Nicolas Maduro, a affirmé que "ce rapport montre clairement la contradiction existant aujourd'hui au sein de l'administration américaine. Un discours peut tendre une main amicale et promettre des changements, mais la vérité est qu'il y a une machine impériale qui veut nous dicter notre ligne de conduite". Jeudi, le département d'Etat américain a publié son rapport annuel sur le terrorisme, y plaçant l'Iran, accusé d'être l'Etat terroriste "le plus actif", mais aussi la Syrie, Cuba et le Soudan dans sa liste noire des pays soutenant le soi-disant "terrorisme".
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