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09/03/2010
Le vice-Premier ministre israélien, Sylvan Shalom, a indiqué lundi à New York avoir demandé au chef de l'ONU, Ban Ki-moon, d'user de sa diplomatie pour persuader les Palestiniens de reprendre des négociations de paix directes avec "Israël". "J'espère que le secrétaire général pourra convaincre ses partenaires du Quartette à Moscou de demander aux Palestiniens de réduire le délai dont ils ont besoin pour passer à un dialogue direct", déclaré à la presse Shalom, qui sortait d'un entretien avec le secrétaire général de l'ONU. Un peu plus tôt lundi, Ban avait confirmé son intention de participer le 19 mars à Moscou à une réunion du Quartette (Etats-Unis, Russie, ONU, Union européenne), dans l'espoir d'aider à relancer les négociations israélo-palestiniennes. L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a accepté dimanche, avec des réserves, de mener pendant une durée limitée (quatre mois) des "négociations de proximité" avec Israël, via l'émissaire spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell. Selon les Etats-Unis, celles-ci ont commencé lundi sous leur égide, dans un climat de doute, afin de remettre sur les rails un processus de paix bloqué depuis plus d'un an. L'annonce de l'ouverture du dialogue est venue directement de Washington tandis que le vice-président américain Joe Biden démarrait une visite en "Israël" et dans les Territoires palestiniens et que M. Mitchell achevait une nouvelle navette dans la région. NETANYAHU SE FELICITE DE LA REPRISE DES NEGOCIATIONS Dans un discours à Jérusalem occupée, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est félicité de la reprise des négociations indirectes. Il a réaffirmé que tout règlement devait se fonder sur deux principes: "La reconnaissance d'"Israël" par les Palestiniens comme Etat du peuple juif et des arrangements garantissant sa sécurité". LES NEGOCIATIONS VISENT A SAUVER ISRAEL DE SON ISOLEMENT Pour le Hamas, la reprise de ces négociations vise à sauver le gouvernement de l'entité sioniste de son isolement au niveau international. En outre, Ziad Abou Amr, un spécialiste palestinien en politique étrangère, a affirmé qu'il s'attend à ce que le gouvernement (israélien) place des obstacles sur toutes les questions essentielles", en citant notamment la colonisation juive. En effet, quelques heures avant l'arrivée de Biden en territoire occupée, "Israël" a autorisé la construction de 112 nouveaux logements en Cisjordanie occupée, en dépit de son moratoire sur la colonisation, une décision vivement condamnée par les Palestiniens.
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