 |
|
|
04/02/2010
"Israël" ne cesse de multiplier ces jours-ci, ses menaces de guerre contre la Syrie. Après le ministre israélien de la guerre, c'est le tour du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Ce dernier a prévenu, ce jeudi, que le président syrien Bachar al-Assad "perdra la guerre et le pouvoir" s'il déclenche une guerre contre "Israël". "Notre message doit être clair à Assad: la prochaine guerre non seulement tu la perdras mais tu perdras aussi le pouvoir toi et ta famille", a prétendu Lieberman dans des déclarations retransmises par la radio publique. Selon Lieberman, qui avait appelé à la liquidation des Arabes, "Assad ne s'intéresse ni aux vies humaines ni aux valeurs humanistes, mais seulement au pouvoir". "J'espère que ce message sera bien entendu à Damas", a ajouté le chef du parti extrémiste Israël Beiteinou, en estimant qu' "il n'y a jusqu'à présent malheureusement pas eu de corrélation entre une défaite militaire et une perte du pouvoir. Gamal Abdel Nasser (l'ancien président égyptien) a perdu la guerre (en 1967), mais est resté au pouvoir". Le ton de Lieberman contrastait avec celui de Netanyahu vis-à-vis de la Syrie. Netanyahu s'est dit prêt à la reprise des négociations entre 'Israël' et la Syrie gelées depuis plus d'un an. "Pour y parvenir "Israël" n'exclut pas l'aide d'une tierce partie impartiale", a indiqué, ce jeudi, un communiqué du bureau de Premier ministre. "Malheureusement la Syrie soulève des obstacles et empêche des négociations sur des arrangements qui assureraient la paix, la sécurité et le développement économique pour toutes les parties", selon les prétentions de Netanyahu. Lundi soir, le ministre israélien de la guerre, avait, quant à lui, menacé qu'"en l'absence d'accord de paix avec la Syrie, nous pourrions nous retrouver dans une confrontation militaire qui pourrait mener à une guerre totale". Réagissant à ces menaces, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem avait mis en garde, mercredi, "Israël" contre tout projet de guerre contre la Syrie, affirmant qu'un tel conflit se transformerait en "guerre généralisée". Rappelons que la Syrie et "Israël" ont engagé en mai 2008 des négociations indirectes par l'intermédiaire de la Turquie portant notamment sur le plateau du Golan occupé par "Israël" en 1967 et que Damas veut récupérer. Mais, ces discussions ont été rompues après le déclenchement en décembre 2008 de l'offensive militaire dévastatrice d'"Israël" contre la bande de Gaza.
|