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01/12/2009
La Russie souhaite éviter l'escalade avec l'Iran sur le dossier nucléaire, a déclaré lundi à Téhéran le ministre russe de l'Energie Sergueï Chmatko, affirmant avoir "bon espoir" que les négociations se poursuivront entre l'Iran et l'AIEA. Les dirigeants iraniens ont menacé de limiter leur coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de construire de nouvelles usines d'enrichissement d'uranium après le vote vendredi par cet organisme de l'ONU d'une motion condamnant l'Iran pour sa politique nucléaire. "Au regard des intérêts russes, un accord constructif entre Téhéran et les 5+1 (les six grandes puissances) est d'une grande importance, et nous ne voulons pas du tout d'une escalade", a dit Chmatko dans une conférence de presse à Téhéran avec le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki. Le ministre russe a ensuite assisté aux essais "techniques" de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud), construite par les Russes. "Ce sont les essais les plus importants avant que la centrale ne devienne opérationnelle, une fois les différentes installations testées", a déclaré le chef de l'Agence iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, cité par la télévision d'Etat. Chmatko a pour sa part indiqué que "la priorité de la Russie est la sécurité de la centrale", dont la mise en service n'interviendra pas avant la fin 2009, comme prévu ces derniers mois. "Il n'est pas nécessaire de faire d'autres promesses (sur la date de mise en service), a-t-il dit, cité par l'agence Irna, soulignant toutefois que la centrale serait "pleinement opérationnelle dans peu de temps". Salehi a renchéri en assurant que Bouchehr serait opérationnelle le plus tôt possible". Selon Chmatko, des "complications liées aux installations et à la technologie dans cette centrale" ont provoqué ces retards. La construction de la centrale est officiellement achevée depuis février et la Russie a déjà livré le combustible nucléaire nécessaire à son fonctionnement. Il reste à procéder au lancement "technique", qui vise à tester les équipements, et précède le lancement "énergétique" proprement dit pour la production d'électricité.
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