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22/11/2009
Soixante six ans depuis la fin de l'occupation française du Liban, une fin qui ne fut pas proclamée par les nations unies, ni par les efforts diplomatiques, mais bien entendu par la résistance populaire libanaise qui depuis l'entrée du premier soldat étranger en 1918 au pays, elle a formé des groupes pour entamer la lutte, faisant preuve de ténacité et de décision. En cette occasion, il convient de citer le nom de certaines personnalités nationalistes qui ont lutté contre l'occupation française et qui ont favorisé l'annonce de l'indépendance et le départ des troupes occupantes du Liban. On rappelle ainsi le congrès de "Wadi Alhoujeir" (vallée du Houjeir), une réunion historique à laquelle a convoqué le chef religieux éminent Sayed Abdel Hussein Charafedine, et ont pris part les notables et les révolutionnaires du Mont Amel (Sud Liban) en Avril 1920. L'objectif du congrès se résume en deux décisions majeures: lancer la résistance contre l'occupant et refuser la division du monde arabe. Parmi les participants, figuraient les deux combattants Adham Khanjar Saabi et Sadek Hamzah Faour. Le premier avait tenté d'assassiner le haut-commissaire français le général Henri Goro au moment de son passage par la région syrienne alQoneitra. Khanjar se réfugia ensuite chez le Sultan Pacha alAtrache au Mont des Arabes, où il fut capturé par l'occupation française. Sa détention fut la flamme qui a déclenché la grande révolution syrienne. Condamné à mort par les Français, il tomba ainsi en martyr, tué par balles en 1922 à Beyrouth. Pour sa part, Adham Faour fut un commandant de la résistance contre l'occupation française, et fut responsable de la mort de plusieurs soldats français durant les raids qu'il menait contre leurs camps. Il tomba en martyr en 1926. C'est grâce à la résistance des combattants et aux sangs des martyrs que le soleil de l'indépendance s'est levé sur le Liban. Depuis lors, les Libanais fêtent chaque année leur indépendance, tout en aspirant au jour de la véritable et entière indépendance, le jour où les violations quotidiennes israéliennes prendront fin, et où le reste des territoires occupés retourneront à leurs propriétaires.
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